Zone de Texte: FORMATION DU CAPITAL. Marx étudie la transformation de l'argent en capital. Ce dernier apparaît lorsque  la “production marchande et le commerce ont atteint un certain degré de développement” p. 115, et l’auteur ajoute, “le mouvement du capital n’a donc pas de limites”. 
Marx analyse la force de travail de la façon suivante : “Sous ce nom, il faut comprendre l’ensemble des facultés physiques et intellectuelles qui existent dans le corps d’un homme, dans sa personnalité vivante, et qu’il doit mettre en mouvement pour produire des choses utiles” p. 131. La force de travail est une marchandise.
LA PLUS VALUE OU SURVALEUR. Il y a création d'une plus-value qui correspond au terme survaleur (voir ces termes dans le lexique) apparu dans les traductions récentes du livre LE CAPITAL. La circulation des marchandises suppose l'échange équivalent. Donc, il y aurait un paradoxe qui est levé par l'analyse de la force de travail. La transformation de l'argent en capital est possible parce que le travail est une marchandise. Les individus ont la liberté de vendre leur travail, ce qui les distingue des esclaves et des serfs. 
Marx souligne que le travailleur est conduit à vendre sa force de travail parce qu'il ne dispose pas des outils nécessaires, la matière première etc. qui pourraient lui permettre de travailler à son compte. 
Pour Marx, le capital n’existe qu’avec le salariat, l’existence de rapports marchands et la monnaie. Remarquons cependant que le travailleur indépendant d’aujourd'hui ( auto-entrepreneur), disposant des machines lui servant pour travailler à son compte, possède donc un capital.
Marx parle de “reproduction” qui est représentée par les moyens permettant à l’individu de refaire ses forces pour travailler le lendemain et aussi par ce qui est nécessaire au renouvellement des générations. 
Normalement, la valeur de la force de travail est supérieure aux besoins physiologiques.
L’ANALYSE DE LA PLUS VALUE ABSOLUE. La valeur d'usage de la force de travail est supérieure à sa valeur d'échange. Cette différence constitue le surtravail. Une erreur fréquente attribue à Marx l'idée que les capitalistes en position de force, payent la force de travail au-dessous de sa valeur. Pour Marx, la force de travail est payée à sa valeur. 
CAPITAL CONSTANT ET CAPITAL VARIABLE. Marx étudie "les moyens de production” que sont les “ consommations intermédiaires" et la “consommation de capital fixe”. Il exprime cette notion moderne de la façon suivante : “le cours de la production, la partie qui se transforme en moyen de production, c’est à dire en matières premières, matières auxiliaires et instrument de travail, ne modifie donc pas la grandeur de sa valeur. C’est pourquoi nous la nommons partie constante du capital ou plus brièvement : capital constant. La partie transformée en force de travail change, au contraire, de valeur dans le cours de la production. Elle reproduit son propre équivalent et de plus, un excédent, une plus-value qui peut elle-même varier et être plus ou moins grande…. C’est pourquoi Marx  la nomme partie variable du capital : capital variable”. 
Ainsi, pour Karl Marx le capital fixe est la part du capital décidé  pour l'investissement productif, l'achat de bâtiments (installation d'une usine par exemple), de machines et d'outils. Marx oppose ainsi le capital fixe au capital circulant correspondant à l'achat des matières premières (
 
Pour Marx, il y a donc “ la valeur de la force de travail” et “la plus-value” qui dépend du “surtravail”. Celui-ci est fonction de la durée de la journée de travail. Dans un système capitaliste, le surtravail ne saurait être nul. La journée de travail est supérieure au temps de travail nécessaire. Mais, en plus de ses besoins physiologiques, le travailleur doit satisfaire les “besoins intellectuels et sociaux, dont le nombre et le caractère dépendent de l’état général de la civilisation” p. 178.

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